Bloody Mary, ou la fin de la guerre entre le vinyle et le digital ?

La DJ française Bloody Mary

Fondatrice du label house-techno berlinois Dame-Music en 2010, la française Bloody Mary célèbre aujourd’hui les 7 ans de son projet. Pour l’occasion, elle a sorti, début décembre, un nouvel EP intitulé The Melting Point. Mardi dernier, la DJette s’est confiée à Trax, un célèbre magasine en ligne de culture musical, lui offrant un mix exclusif où elle mélange avec talent des pistes vinyles avec des tracks digitaux. Bloody Mary serait-elle la précurseur de la paix entre le vinyle et le digital ?

The Melting Point … de la musique électronique ?

Sorti début décembre par la DJette française Bloody Mary, l’EP The Melting Point (« le point de fusion », en français) est une célébration du 7e anniversaire de son label berlinois, Dame-Music. Produit en collaboration avec deux artistes très célèbres dans le monde de la musique électronique, le bulgare Kink et le prodige Thomas P.Heckmann, l’album se présente comme un hommage à l’acid techno.

Mardi dernier, la Française se confiait au célèbre magazine en ligne de culture musicale Trax au sujet de son nouvel EP, lui offrant par la même occasion un mix exclusif associant harmonieusement pistes vinyles et tracks digitaux, dans un registre variant entre nouveautés et morceaux plus anciens. De quoi mettre tout le monde d’accord, sans aucun doute.

Une guerre vieille comme la techno

Depuis toujours, on entend les producteurs de musiques électroniques dénigrer les DJs, qu’ils pensent inaptes à créer leurs propres morceaux. Ironiquement, ce sont souvent ces médisants qui composent leurs productions musicales sur une sélection de netbook et d’ultrabook dont la puissance serait insuffisante à réaliser des productions de qualité équivalente à un mix.

Bref, le fait est qu’au sein même de la communauté des DJs, on assiste également à une guerre vieille comme la musique électronique : les DJs qui mixent sur platines vinyles versus les DJs qui mixent sur contrôler ou platines CD.

La fin d’une fausse rivalité ?

Ce qu’il faut comprendre, c’est que même si les différentes techniques de composition de musique électronique mènent souvent à des rivalités, ces soldats de la musique se battent sur des front différents, mais bien du même côté de la guerre : démocratiser la musique électronique dans sa globalité. Bloody Mary l’a bien compris et il ne nous reste plus maintenant qu’à espérer que toute la communauté de producteurs et de DJs entendront le message : mettre une fin à cette guerre civile entre le digital et le vinyle.

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