Le volume du son va baisser dans les discothèques et festivals

un dj sur la scène d'un festival

Alors qu’ils sont nombreux à se plaindre lors de festivals ou de soirées en boites de nuit que le volume n’est pas assez fort et que l’on entend pas bien le son, le gouvernement a décidé que cela était encore trop fort et va donc obliger les entreprises et organisateurs d’événements musicaux (concert et festival) et diffuseurs de musique (discothèque, bar, salle de concert) à baisser le volume !

De 105 à 102 décibels

C’est chose faite, discothèques, festivals, concerts, bars, et tous les lieux et événements diffusant de la musique, vont devoir lever le pied sur les décibels qu’ils envoient. Effectivement, le gouvernement vient récemment de prendre de nouvelles mesures, en modifiant le décret no 98-1143 du 15 décembre 1998, pour préserver l’audition et les oreilles des participants et du public dans ces endroits. Le niveau sonore va donc devoir être réduit dès maintenant de 105 à 102 décibels, voir 94 si le public est composé d’enfants qui ont moins de 6 ans. Cela faisait depuis 1998 que cette limite du volume sonore n’avait pas été modifiée. Pour rappel, celle-ci se mesure sur une durée de 15 minutes. Pendant ce laps de temps, durant un contrôle, le volume ne doit pas passer au delà de 105 db, 102 maintenant, bien évidemment. Enfin, ça c’était avant…

Effectivement, ce n’est pas tout, pour assurer que ces règles soient respectées, de nouvelles mesures vont être imposées dans les événements et les lieux de diffusion de la musique. Ainsi, les endroits concernées devront afficher en permanence le niveau sonore (les décibels) afin que celui-ci soit visible par le public. Evidemment, ces mesures en continu devront aussi être enregistrées et présentées en cas de contrôle. Ces nouvelles mesures s’appliquent donc aux discothèques, aux festivals, aux concerts, mais aussi à tous les établissements qui diffusent de la musique au quotidien avec plus de 300 personnes en leur sein.

les free party échappent aux nouvelles règles !

Outres ces obligations, on trouve aussi d’autres mesures obligatoires dans ce décret. Il devient donc impératif de prévenir le public sur les risques auditifs encourus lors de ces événements et dans ces lieux, de mettre à leur disposition des protections pour leurs oreilles (bouchons d’oreille), mais aussi créer des zones sans musique ou bien aménager des plages horaires silencieuses, comprendre moins de 80 décibels. Si ces mesures n’étaient pas respectées, les risques encourus sont une amende de 1 500€, pour une première infraction, et 3 000€ en cas de récidive, ainsi que la confiscation du matériel de sonorisation, comme cela se fait en free party. D’ailleurs, encore une fois, les free party, soirées plus ou moins illégales, échappent encore aux réglementations. Verront-elles une fois de plus leur nombre d’adepte grimper avec ces nouvelles mesures ? Ce n’est pas impossible !

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