Les cacatoès noirs savent utiliser un instrument de musique !

Un cacatoès noir avec sa baguette

De nombreux animaux émettent des sons plutôt étranges afin de communiquer. Mais chez le cacatoès noir, ces sons ne sont pas issus de leurs becs, mais d’un bâtonnet en bois qu’il tapent sur les troncs des arbres. Ce qui fait de ces oiseaux exotiques les seuls animaux au monde utilisant un instrument.

Des cacatoès musiciens

Non seulement le cacatoès noir utilise un bout de bois pour communiquer, mais il en plus il façonne ce bout de bois à la forme voulue afin de l’utiliser comme une baguette de batterie. Rob Heinsohn, professeur à l’Australian National University, a mené une longue série de recherches, la première étude officielle à ce sujet. Il a observé, avec son équipe, une vingtaine de cacatoes noir – les plus difficiles à approcher – dans la forêt vierge, et ce pendant plus de sept années, afin d’élucider le mystère de la communication entre ces oiseaux tropicaux. Il n’est pas nouveau que les cacatoès possèdent des capacités de « batteurs », mais c’est la première étude qui enregistre leurs performances dans la nature pour les analyser scientifiquement.

Il nous explique que les cacatoès noirs façonnent des baguettes à partir de branches pour ensuite les aggripper avec leurs pieds et taper en cadence sur les troncs. Jusque-là, rien de très musical. Ce qui fait de nos cacatoès de vrais musiciens, c’est qu’ils tapent avec des cadences presque parfaitement régulières et ce, pendant une durée très longue. Comme des humains qui joueraient de la batterie en maintenant un rythme régulier.

A chacun son rythme

Ce qui est le plus surprenant, nous explique Pr Heinsohn, c’est que chaque cacatoès semble adopter un rythme différent des autres spécimens. Certains utilisaient ainsi un ton rapide, d’autre un rythme beaucoup plus lent, d’autres encore ajoutant quelques fantaisies en tapant sur différentes parties du tronc, mais toujours à un rythme très régulier.

Le professeur et son équipe ont ainsi établi un lien étroit entre cette technique de communication et le rituel de séduction des femelles chez cette espèce. En effet, le cacatoès battrait ainsi afin d’attirer leur homologies femelles afin de se reproduire. Cette découverte scientifique est une très grande avancée qui s’inscrit dans le cadre d’une étude plus large et plus poussée de ces perroquets, dont l’espèce est actuellement menacée par un faible taux de reproduction. Elle devrait permettre de déterminer les mesures nécessaires à la sauvegarde de ces oiseaux dans le monde.

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